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Adaptation : entre espèces
The Power Plant, Toronto (Canada)

19.06 - 12.09.2010






























































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Adaptation : entre espèces, The Power Plant, Toronto

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

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Traduction du communiqué de presse


Nonobstant la civilisation, nous vivons avec et entre la nature et les animaux. Certains animaux de proximité, comme les pigeons, les rats, les renards et - au Canada - les ours vivent de nos déchets, alors que des bactéries résident dans nos intestins. Le monde industriel dévore toujours plus les habitats naturels, tandis que des micro-environnements se développent dans des sites urbains et péri-urbains. Répondant au désir actuel de "retour à la nature", l'exposition collective d'été au Power Plant Adaptation : entre espèces explore les rencontres entre espèces. Que se passe-t-il quand les humains, les animaux et le monde naturel se croisent ? Quelles formes de communication, d'incompréhension, d'intimité, d'échanges peuvent en résulter ?


Bien que les espèces vivent dans une proximité grandissante, de nombreuses personnes se sentent profondément coupés des milieux naturels et de leur propre nature animale. Notre désir profond de connexion avec des formes non-humaines se reflète dans les usages contemporains, allant du nombre croissant de propriétaires d'animaux et de l'anthropomorphisme répandu dans la culture populaire à la recrudescence des choix de tours-opérateurs promettant de nous emmener vers des terres vierges.


Toutefois, malgré ce profond sentiment d'aliénation de la nature, les espèces sont en fait étroitement liées. Par exemple, comme le mentionne Donna Haraway dans son livre Quand les espèces se rencontrent, 90% des cellules humaines sont remplies de génomes de bactéries, de champignons, de protozoaires et autres, et de seulement 10% comprenant des génomes humains. Adaptation explore ce point commun entre les espèces et étudie les diverses formes d'intelligence et les connaissances qu'elles partagent. Elle interroge également ce que nos interactions avec d'autres espèces révèlent sur nos ressources humaines et notre nature animale. Soulignant le besoin d'observer, de toucher, de vivre avec ou d'imiter d'autres espèces, l'exposition plonge dans l'intimité et parfois dans les fusions étranges qui en résultent. Bon nombre d'oeuvres balancent entre gravité et absurdité, portant le potentiel de fantaisie, d'enfantillages et de régression qui est au coeur des relations humain / non-humain, et se complaisent dans la transgression à la fois de l'accord social et de l'identité humaine que les rencontres entre espèces peuvent susciter.


Coïncidant avec l'Année internationale de la Biodiversité des Nations Unies, l'exposition étudie comment fonctionne l'adaptation, telle une forme de survie biologique et culturelle. Elle prend également une tournure plus réaliste avec les dynamiques humain/non humain, en montrant les relations de pouvoir déséquilibré et d'exploitation qui trop souvent caractérisent nos comportements sociaux envers les autres formes de vie.


Qu'apprenons-nous en partageant nos vies et notre planète avec d'autres espèces ? La personnification et l'identification avec le monde naturel et le règne animal pourraient contenir les germes d'un changement radical, à travers la reconnaissance de nos liens avec d'autres espèces, de notre nature animale et l'expérimentation de la libération procurée par le sentiment de notre profonde nature sauvage.






Exposition du 19 juin au 12 septembre 2010. The Power PLant, 231 Queens Quay West - Toronto ON M5J 2G8 (Canada).







Les artistes : Allora & Calzadilla, Francis Alÿs, Cory Arcangel, John Bock, Olaf Breuning, Marcus Coates, Robyn Cumming, Mark Dion, FASTWÜRMS, Shaun Gladwell, Lucy Gunning, Nina Katchadourian, Louise Lawler, Hanna Liden, Hew Locke, Sandra Meigs, Rivane Neuenschwander and Cao Guimarães, Jeff Sonhouse, Javier Téllez , Michelle Williams Gamaker


"D'un bout à l'autre, l'invisibilité de ces villes semble se poursuivre, dans les lumières, dans la perspective, répétant son vocabulaire d'images: mais cependant il n'a pas d'épaisseur, il ne s'agit que d'un visage et son revers, comme une feuille de papier avec ce visage de chaque côté, qui ne peut en même temps ni être séparé ni regarder l'autre."


Shaun Gladwell, Apologies 1-6, 2007-2008. Courtoisie l'artiste, Anna Schwartz Gallery, Sydney, et Georgia Scherman Projects, Toronto


Shaun Gladwell, Apologies 1-6, 2007-2008. Courtoisie l'artiste, Anna Schwartz Gallery, Sydney, et Georgia Scherman Projects, Toronto