Traduction du communiqué de presse


Sprüth Magers London est heureux de présenter la première exposition personnelle de l'artiste Jean-Luc Mylayne dans sa galerie de Londres. En 1976, Jean-Luc Mylayne a pris la décision de vendre sa maison, sa voiture et tous ses biens afin de poursuivre son travail, accompagné uniquement de sa femme et collaboratrice, Mylène. Depuis sa France native, il a été attiré par les ciels et les terres arides de Santa Fe, du Nouveau Mexique et, plus récemment, par Fort Davis au Texas, les étapes de ces travaux étant montrées dans cette exposition.


Photographe autodidacte et féru de philosophie, la démarche artistique de Mylayne pourrait d'abord sembler articulée à ses images d'oiseaux prises subrepticement. En y regardant de plus près, Mylayne est engagé dans une exploration de la temporalité et de la relation de l'homme à la nature et à l'environnement dans lequel nous vivons et de la manière dont nous les percevons. Ce n'est qu'en 2004, dans un ranch situé à proximité de l'Observatoire McDonald à Fort Davis, que Mylayne a pu réaliser un rêve d'enfance: "Depuis que j'ai eu dix ans, indique l'artiste, j'ai su que je viendrais ici pour les Bluebirds. Je souhaitais en particulier avec ces trois espèces d'oiseaux d'Amérique du Nord à cause de leur incroyable couleur bleue. J'ai cherché longtemps, très longtemps le lieu où je pourrais voir ces trois espèces en même temps."






























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Jean-Luc Mylayne
Sprüth Magers, Londres (RU)

16.04 - 29.05.2010



























































































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Exposition du 16 avril au 29 mai 2010. Sprüth Magers London, 7A Grafton Street, London, W1S 4EJ (Royaume Uni). Tél: +44 (0)20 7408 1613. Ouverture du mardi au dimanche de 10h à 18h. Entrée libre.



























Jean-Luc Mylayne, Sprüth Magers, Londres

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

Alors que la couleur du bluebird constitue une part essentielle de son attrait, rappelant le bleu des ciels et des eaux de son environnement, les titres des oeuvres révèlent la longueur du temps investi par Mylayne pour chaque prise de vue. C'est cet engagement avec la temporalité de la fabrication de l'image qui explique le sens réel de l'activité investie dans ces prises de vue. Dans 508, Février Mars Avril, 2007, il a fallu trois mois à Mylayne, une fois son équipement en place, pour capturer cette unique photographie d'un oiseau. Dès que son matériel est installé, il attend l'arrivée de ses sujets capricieux qui, dans leur acceptation de sa présence et de son attirail photographique, lui font le cadeau de rester suffisamment longtemps pour être capturés dans ses images. Sa préoccupation pour l'écoulement du temps se confirme en outre par l'absence de renseignements concernant l'emplacement et l'espèce des oiseaux.


Contrairement à l'équipement standard des photographes naturalistes, Mylayne utilise une chambre 8 x 10 et évite le téléobjectif, lui préférant les objectifs manuels pour modifier la profondeur du champ en fonction de ses besoins précis. Ce que Mylayne capture n'est pas toujours net, centré dans l'image; souvent cachées ou partiellement visibles, ses sujets symbolisent la nature paradoxale du temps et de l'expérience que nous en avons. Pour l'oiseau, le moment est fugace, une fois fixé dans la photographie, il prend une valeur de permanence et de postérité. Avec ses multiples points de vue, Mylayne reproduit l'expérience de recherche selon laquelle l'oeil se promène sur la photographie, "juste comme il le ferait si nous le percevions avec nos yeux". En d'autres termes, nous voyons ces images capturées avec minutie comme si nous étions dans la situation de Mylayne en train de voir la scène. On voit l'oiseau comme dans la nature et ce que l'on découvre constitue un point de vue essentiellement humain sur le caractère éphémère du monde naturel.