Expositions à venir et en cours

Wild Things (Objets sauvages)
Kunsthallen Brandts, Odense (Danemark)

25.06 - 19.09.2010




























































Précédent Suivant

Archives 2010

Wild Things (Objets sauvages), Kunsthallen Brandts, Odense

© ArtCatalyse International / Marika Prévosto 2012. Tous droits réservés

English









Traduction du communiqué de presse


L'exposition Wild Things (Objets sauvages) constitue un hommage aux espaces où l'art s'exprime. Il s'agit d'un espace autre où se déchaîner et se libérer de la camisole de force sociale qui ne fait que standardiser, parfaire et mettre en catégories les plantes, l'élevage des animaux et les humains. Nous sommes allés jusqu'à tenter de maîtriser le climat de la planète et son ciel, et tenté plus récemment d'essayer de déterminer dans quelle mesure la température mondiale peut augmenter. Mais nous sommes toujours impuissants à contrôler les volcans, les tremblements de terre ou les tsunamis.


Kunsthallen Brandts a invité douze artistes puisant leur intérêt dans l'organique qui, à travers leurs oeuvres, libère d'une propension au contrôle. Á l'inverse, ils permettent aux éléments choisis de se développer de manière extensive, mélanges d'artificiel et de vivant, laissant moins de place aux végétaux réels.


Les scanners de tulipes de Luzia Simon sont gigantesques, et leur présence hyperréaliste les rend effrayants. Leur beauté imposante est inquiétante. Quelque chose de semblable est en jeu dans les oeuvres de Meagan et Murray McMillan où les lys en métal et en bois ont pris des dimensions monumentales. Les artistes se chargent d'organiser les changements qu'une expérience originale peut susciter, à la lumière de la mémoire, à plusieurs niveaux.

Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger ont créé pour l'exposition plusieurs oeuvres à travers lesquelles le visiteur peut expérimenter sur son propre corps ce que représente être un arbre ou un buisson. Appliquer des éléments des caractéristiques humaines à la nature permet en outre de permet de se déplacer autour comme si l'on mesurait quatre mètres de hauteur et trois mètres de large.

Robert Kushner a réalisé plus de 500 peintures de plantes sur des pages arrachées de livres de portée universelle. Les langues et écritures sont différentes les unes des autres et les fleurs et les plantes deviennent un cadre de compréhension perceptible par les peuples de toutes les époques et cultures.

Marianne GrØnnow présente une ville, organisme qui a été isolé et changé en phénomène géologique. Parmi les bâtiments évoluent des ornements colorés qui envahissent peu à peu la vie civile.

Jennifer Steinkamp fait jaillir des fleurs en cascade sur les murs. Il s'agit d'une projection de 6 x 8 mètres très attractive dans sa beauté. Mais en se rapprochant on découvre - peut-être - que toutes les variétés présentées sont toxiques.

Polly Apfelbaum a disposé à même le sol de simples fleurs coupées aux couleurs flash chères au Pop Art. Toutes naïves et innocentes qu'elles paraissent, elles intègrent des signes des guerres américaines et des protestations conséquentes.

L'artiste chinois Bingyi Huang a peint une oeuvre de quarante mètres de long emplie de personnages historiques, d'animaux, de dieux et de créatures invitant le visiteur à un voyage temporel depuis la création du feu jusqu'aux trous noirs dans l'univers.

Rina Banerjee nous emmène aussi loin avec sa carte du monde, au-dessus de laquelle flotte un ballon apparaissant comme un objet du passé.

Kathrine Aertebjerg laisse provisoirement de côté ses figures emblématiques, faisant place à des formes de vie organiques à l'étage de Brandts - aussi douces que diaboliques, elles sont exemplaires du sens de l'exposition.





Exposition du 25 juin au 19 septembre 2010. Kunsthallen Brandts, Brandts Torv 1 - 5000 Odense (Danemark).